Porfolio-voyage

J’avais envie que mes enfants se sentent dépassés; qu’ils soient au coeur des différences, et prennent conscience des réalités; du monde tel qu’il est; et des choses qui nous rassemblent comme être humain.

J’avais envie qu’on se perde un peu, pour mieux se retrouver. Des moments de pur bonheur, pour nous avec d’autres; dans une plus grande simplicité.

13 mai 2013: check in à l’aéroport Montréal: 1 seul sac à dos madame???? ( la face du commis qui cherchait le reste). “oui M. 1 seul sac pour 4 personnes. Baggage a main: 1 seul M. ” ” Hey j’ai pas vu ça souvent Mme pour un si long voyage, ça c’est voyager.” 

Pour le voyage, j’ai du laissé mon Canon à la maison; mon amour étant trop gros et trop lourd pour le type de voyage. Je me suis fait un nouvel ami, un Olympus OMD, nous avions 32 heures d’avion pour tenter de nous apprivoiser….Au bout d’une semaine ce fût le coup de foudre!

La première semaine à Bali n’est certes pas la plus excitante, car 2 jours d’avion; plus un décalage horaire de 12 heures; ça donne un bébé de 2 ans qui se lève à 2-3 heures du matin, et qui se couche à 6 heures le soir…mais regarder les levés du soleil avec ma progéniture c’était tout simplement magique.

Mais bon, c’est dans le première semaine que les plus vieux on vécu leur premier “choc culturel”; dans les rizières à sillonner avec notre guide local TOTO qui nous a fait découvrir le vrai Bali; c’est dans cette balade de 3-4 heures, sous le soleil, la chaleur et l’humidité indonésienne que Matisse et Morganne ont pris connaissance des inégalités sociales, et leur silence parlait; leurs yeux se remplissaient d’images inoubliables des travailleurs du riz, des conditions de travail, de celles des enfants. Au souper, personne n’a parlé; et il n’est pas resté un seul grain de riz…

Alors voilà, le voyage qui s’achève; après Gili, c’est la fin. Alors que Mihiikin s’est totalement acclimaté au rythme de Bali, il est déjà le temps de rentrer. La nostalgie est déjà palpable pour les plus vieux, particulièrement Matisse; à chaque tournants, il ne pouvait s’empêcher de dire, “bye, les montagnes, …bye la mer…bye les nouveaux amis..”

C’est aussi à Gili, que toute l’ampleur de la richesse de notre voyage a pris son sens; secondée par la beauté du décor qui nous entourait. C’est ici, que nous avons pris le temps de remercier Maël, et de le sentir si près de nous avec ces volcans, ces couleurs et ce vent chaud. C’est un paradoxe assez puissant que de réaliser que Bali n’aurait pas été; sans lui, sans sa mort.  Il nous arrive souvent de se questionner sur ce qu’aurait été notre vie  si les évènements s’étaient déroulés autrement.

C’est donc sur cette plage de Gili, à la veille de quitter cette île paradisiaque; que dans le vent qui soufflait sur le bord de la mer, Matisse, Morganne, Mihiikin et moi avons sans gêne crié vers le ciel à tue-tête ” Merci Maël” Merci Maël” Merci Maël”. Va sans dire toutes les larmes qui ont coulées sur mes joues , larmes de tristesse, mais surtout larmes de joie.

Nous avons terminé le voyage vers Ubud, une région plutôt touristique de Bali, celle ou la majorité des gens se limitent malheureusement à visiter. La ville ou Julia Roberts rencontre le beau Javier Bardem. Celle ou la culture balinaise tente de se frayer une place parmis les touristes  occidentaux qui recherchent à découvrir une nouvelle culture tout en gardant un certain…pieds à terre. En arrivant à Ubud, nous avons eu un “choc”; et je suis plus qu’heureuse que mes enfants aient pu voir le Vrai Bali; mais du coup, en marchant dans Ubud, ils ont réalisé ce que le tourisme peut aussi faire…destruction des rizières qui nourrissent le peuple Balinais, au profit des Grands Hotels touristiques et j’en passe. Ubud et Kuta, étaient la concrétisation physique qui motive à pratiquer un tourisme responsable. J’espère profondément que cette expérience leur aura donné le goût de sortir des sentiers battus, d’aller à la rencontre des autres, et de contempler que nous sommes, tous unis par nos différences.

Les derniers levés de soleil à Bali, je les ai passé seule, à marcher dans les rizières, à contempler, et prendre une bonne inspiration de bonheur et d’aller l’enfouir bien  à l’intérieur. J’ai aussi passé beaucoup de temps à simplement contempler mes enfants, à regarder ce lien particulier qui les anime;  le présence de Mihiikin a certes su les réconcilier avec la Vie.

La fin de Bali; les 36 heures d’avion-escales qui nous séparaient signifiait aussi le début d’une tout autre vague de changements; celle de Rimouski; celle de la fin probable de la Grande Aventure du Nord québécois, celle d’une nouvelle adaptation.

Une nouvelle vie nous attendait sans doute au Canada; et restait plus qu’à voir comment des nouvelles rencontres allaient bientôt façonner notre nouvelle vie….il était là maintenant notre nouveau défi.

Sur ce, Indonésie je te dits:” à la prochaine”

 

Musique Great Escape-Patrick Watson

Catherine

 

b4
b24
b17
b16

b6
b7
b8
b9
b1
b2
b19
b18
b20
b21
b22
b23
b24
b25

b29
b51
b3
b4
b3
b31
b30
b33
b41
b35
b36
b38
b40
b12
b11
b10
b14
b15
b16
b17
b57
b50
b56
b55
b51
b52
b53

b43
b44
b47

b45
b46
b77
b68

b78
b61
b61
b64
b62
b59
b60

J'aime|Envoyer un Tweet|Pin

Your email is never published or shared. Required fields are marked *

*

*

*