Baja-un début

La traversée de la frontière Mexicaine se fît tel un clignement d’oeil.

Avec toute la foi et sans loi, nous voilà quelques coups de poignets plus tard franchissant cette barrière translucide qui sépare deux pays riverains.

Comme c’est bizarre: le fourmillement des voitures et des chiens errants étouffent-t-ils sournoisement la présence infuse des grands Narcotraficante, des policiers corrompus, et des voleurs de passeport étrangers?

Je ne sens pas de regards vlimeux de la part des passants qui nous regardent tout bonnement piloter notre grosse bête à travers les rues.

Très rapidement, je sens se dissiper en moi les scénarios Hollywoodiens que je m’étais créés en imaginant pour sûr, que les disciples mafieux d‘EL Chapo allaient certainement nous subtiliser Nous et la moto pour éviter l’extradition de leur mentor.

Nous rejoignons la route à suivre pour le début de notre passade mexicaine.

Le regard et les yeux de Martin vacillent. Son tout premier rapport intime avec la pauvreté. Le contraste est suffocant entre l’opulence des derniers jours californiens, et des derniers kilomètres même! Et les réalités pour l’instant matérielles qui s’exhibent devant nous maintenant.

La loterie de notre naissance prend ici tout son sens.

Nul besoin d’ériger un grand mur M. Trump. Il y a un Grand Canyon qui vous sépare dont la ceinture déborde tout au Sud de la frontière.

Un pays riche accessible seulement par vol d’oiseau.

Nous dégringolons donc les pentes à la recherche de nos premiers Tacos.

Une suite invraisemblable de courbes prodigieuses qui sillonnent à travers une chaîne de montagnes arides nous entrainent vers le bas. Un tunnel de chaleur intense nous poursuit et nous devance.. Plus on s’enfonce vers le ventre du dragon, plus la chaleur nous surprend.

Dans mon imaginaire qui s’excite, j’ai le sentiment d’effectuer une troublante descente à dos d’âne, vers le Purgatoire.

Le climat aride et étouffant de La Rumerosa nous empêche de physiquement saliver devant notre première orgie de  Tacos Al pastor.

Le compte est bon. Nos papilles sont bénies.

Après notre traversée dans le désert, nos yeux se dilatent à nouveau devant la dissonance fracassante entre le Bleu des eaux de la Mer de Cortez, et le blanc du sable qui s’unissent ainsi dans ce décor pastoral que veulent nous vendre à tout prix les agences de bonheur; de voyage à rabais.

C’est Bora Bora sans l’essaim de touriste.

Il ne manque plus que la maisonnette sur l’eau et tout y était.

Notre descente vers le Vrai Mexique par la côte est de la péninsule se fait tout doucement au rythme de la Siesta agacée par la chaleur du midi.

Notre panse quant à elle fait de belles découvertes gastronomiques issues des entrailles de cet aquarium qui nous fournit poissons, pétoncles, crevettes et palourdes parfois enroulés dans des tortillas de maïs grillés.

La quête de l’eau douce devient pour les locaux comme pour nous une quête quotidienne dans ce climat désertique et chaud. Une entreprise que nous prenons chez-nous pour acquis, mais qui en ces lieux devient une instance avec la survie.

Cette aventure au Mexique était cette fois-ci, en partie motivée par la rencontre espérée de ses multiples visages qui l’habitent.

En s’enfonçant vers les terres intérieures, nous voulions faire la rencontre de Coco, un des icônes de Baja.

Sans électricité, sans eau courante, et sans jambes; il collectionne les signatures des touristes qui passent par Coco’s corner pour le saluer, prendre une bière et lui offrir parfois un sous-vêtements ou deux.

Les discussions vont bon train entre expatriés et étrangers qui cherchent à se reconnaître un peu. Les discussions vont bon train, et tous cherche un peu à connaître l’état des routes qui ici sont si vulnérables aux changements.

Coco nos écoute subtilement.

Coco venait de fêter son 79e anniversaire.

Solennellement nous avons remplis le formulaire tant attendu qui immortaliserait notre passage à Baja.

Tout près, entre les conversations des voyageurs, retentissent au loin le bruit des machines qui façonnent cette nouvelle autopista qui dévira la route principale loin de ce point de rassemblement désertique.

Alors que Coco somnolait tout doucement, je me demandais comment cette nouvelle autoroute à double voie allait transformer sa vie ou s’il s’éteindrait avant de voir se dresser devant lui ce grand changement qui s’avance vers  lui tout doucement.

Quelle sera la relève? Quelle forme prendra-t-elle? Où irons tous ces livre de prénoms qu’il collectionne depuis la nuit des temps?

Qui sait.

C’est une colonisation moderne qui l’attend sans doute.

Nous sommes bénis de connaître Baja avant sa grande mutation.

 

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Marie Michele

Tout simplement merveilleux !
C’est une super beau voyage que vous vivez là ! Je vous aimes

Jojo et André

Bravo vous deux, vous vivez des moments merveilleux, pleins d’aventures et d’anecdotes et des souvenirs plein la tête et le coeur. Vous êtes tellement beaux et souriants sur les photos où on vous voit et les autres photos sont époustouflantes. C’est tellement bien écrit, vous devriez être écrivains.
On vous embrasse. Bonne continuation du voyage. Jojo et André

Christian

Vraiment beau – photos&texte!
Je vous envie.
Bon voyage.
Christian

Rod

Fantastic journey !!
You guys are so real and refreshing
I “we” enjoyed the time we spent with it was special and you guys are special
Thanks for sharing these great pictures

Rod

Rod

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Rod

Rod

Awesome !!!
Those shots at cocos corner are fantastic
Of corse most of your pics are but cocos is Baja

Thanks for sharing

Rod

Baja-Partie 2


Dévalant au rythme d’El Burro les entrailles sinueuses des montagnes parfois coiffées de feuilles bien épaisses au  vert intense parfois de ces petits bosquets témoins lumineux de ces espaces plus arides, nous filons donc ainsi vers San Diego.

On constate cette foi-ci, une Californie plus gorgée d’eau; les arbres à fruits bien droits qui semblent s’étirer vers la lumière, tous reconnaissants d’avoir pu se rassasier enfin d’un hiver plus pluvieux.

Ça se sent bon. Ç’est plein de vie.

Traverser un pays en moto, c’est percevoir un lieu avec tout ses sens; c’est ne faire qu’UN avec les endroits que nous sillonnons. La gravité des courbes, les odeurs, les variations de température, les bourrasques de vent, la lumière changeante, nous soumet à une empreinte particulièrement touchante et à une vulnérabilité au monde qui nous empiète démesurément.

Ces odeurs de tartes aux pommes des vergers à flan de montagne, ces champs de lavande que nous percevons bien avant de de se les mettre sous les yeux, ces vents parfois chauds, parfois glacials, ces nuages humides que nous ressentons avec tout notre corps éveillant parfois même des souvenirs d’enfance.

Une odeur de cigare. Une odeur de sucre de cuisson.

Du coup mon regard ne peut s’empêcher de chercher son origine.

Cet homme sur une terrasse ensoleillée nous annonce par son teint bronzé, son air désinvolte, ses cheveux blondis par le soleil, que nous venons de mettre les roues au pays du Surf.

Palmiers, vagues, rouli-roulants se dandinent le long des « bordwalks » qui longent l’océan Pacifique.

Ces maisons aux fenêtres béantes qui recherchent à tout prix cette vue ahurissante d’un bleu presque parfait dont la composition architecturale lui procure un charme captivant.

Les rues grouillent de vie, le soleil est au rendez-vous.

Les loups-de-mer se prélassent au soleil sous le bruit des vagues qui fracassent le roc de la côte. Lançant lâchement devant les passant qui défilent, de grincement de gorge contentieux sans doute pour dessiner leur souveraineté à tout-à-chacun.

Ça sent trop bon. Tout est beau, tout est bon.

Les magasins de grandes marques renommées font pignon sur rue.

On nous enseigne que le bonheur se trouve tant dans le Botox   que dans les petits pots de crème de nuit.

Mes yeux ne cessent de contempler l’opulence des propriétés bordées bien tristement parfois des ces itinérants dont la vie est refoulée dans un si petit panier d’épicerie.

L’ivresse de notre traversée vers le Mexique se fait ressentir de plus en plus.

Nul d’entre-nous deux ne peut tenir en place.

Poser nos yeux de l’autre côté de la frontière paralyse nos pensées.

Demain nous serons enfin où nos yeux veulent se poser depuis longtemps.

Demain nous roulerons sous le ciel du Mexique, à la recherche de ses premières saveurs.



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Baja partie 1

Par le hublot je contemple de hautes crevasses et sillons que nous avons vus à pareille date l’an passé traverser par le bas.

Dans les airs cette fois, je refais le chemin dans ma tête de ces moments épiques à chausser La Beautiful qui nous a si bien portés dans cet espace temps que nous nous étions créé.

60 Miles avant Las Vegas.

Nos survolons les immenses hôtels de la Strip, tout aussi prodigieux de haut comme en bas.

Un sentiment de tristesse et de gratitude viennent alors me prendre par surprise.

De la gratitude; Martin a pu se rendre ici avec moi, malgré l’hiver plutôt sombre.

De la tristesse induite par l’incertitude que nous avons que les endroits où nos yeux se poseront, nul n’est tenu que nous y reviendrons ensemble.

One way only.

Au petit matin, devant notre fenêtre, le lever du soleil se donne en spectacle; les rayons rosés viennent à frapper les fenêtres flamboyantes de le Trump tower qui se dresse devant nous, seule, un peu marginale, mais à l’infrastructure notoire.

Ironiquement, je trouvais qu’elle était un peu à l’image de sa campagne électorale.

À la recherche d’un petit déjeuner, je déambule dans les corridors de l’hôtel, les bruits de machines à sous retentissent déjà de partout.

Il est 5h30 du matin.

Circus Circus. Life is a game. Let’s play.

Tout est dit.

Nous sommes allés récupérer El Burro (le mulet).

C’est le joli nom de notre nouvelle monture.

Le désert me fascine.

C’est un espace mystifiant ou tout semble figé dans le temps.

L’immobilité des nuages, les ombres profondes, les dunes de sable créées par le mouvement du vent.

Ces objets inanimés qui traversent le temps, et nous propulsent dans une toute autre époque. Comme si rien n’a changé.

Une fois en place, maison, voiture, chantier sont bénis à rester dans le même état à perpétuité.

Un retour vers le futur.

Une série de boîtes aux lettres qui indiquent que des âmes vivent bel et bien au milieu de nul part, dans ce climat aride, ces tourbillons de sable, ces immeubles démodés, ces nuages qui ne bougent toujours pas.

Puis tout au loin, il nous apparaît ce signe inlassable qui nous indique ce que nous sommes venus chercher.

Une collection d’innombrables courbes.

Le premier pas de danse est lancé. Sous le resplendissant soleil Californien.

Il va sans dire que si Martin avait eu des éperons, El Burro en aurait bien mérité quelques coups…

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Paul

Bonjour Vous Deux,
Je constate que vous passer par Joshua Tree ? J’espère que vous vous habituez à votre “grosse voiture”. Ah…le désert, c’est l’fun quand on voit au loin ! Bonne route, Paul

Valérye

 

Pour Valérye et Simon.

Ces images qui défilaient, ces regards d’enfants ébahis devant cet être encore tout fripé.

Émotifs de la place qu’elle prendra.

La fébrilité de la toucher enfin, ces regards matures d’Amour inconditionnel ;reflet de ce qu’elle est pour vous deux.

Je me suis vue.

Je nous ai vu.

Au tout début, forts et unis autour de lui.

Avec seulement l’envie folle de s’aimer.

Le contempler, juste le contempler.

Sans dire un mot.

Merci de soulever le rideau qui nous permet de respirer une partie de votre nouveau bonheur.

 

Catherine

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Motorcycle

Musique:

Mogwai-The Lord is Out of Control.

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[…] The following photo essay was submitted by inspirational members of the Rever community Martin and Catherine. They are using motorcycles and photography to tell a very personal story. A story that includes death, cancer and a motorcycle adventure across the United States. To learn more about Catherine and Martin visit their blog. […]