Baja partie 1

Par le hublot je contemple de hautes crevasses et sillons que nous avons vus à pareille date l’an passé traverser par le bas.

Dans les airs cette fois, je refais le chemin dans ma tête de ces moments épiques à chausser La Beautiful qui nous a si bien portés dans cet espace temps que nous nous étions créé.

60 Miles avant Las Vegas.

Nos survolons les immenses hôtels de la Strip, tout aussi prodigieux de haut comme en bas.

Un sentiment de tristesse et de gratitude viennent alors me prendre par surprise.

De la gratitude; Martin a pu se rendre ici avec moi, malgré l’hiver plutôt sombre.

De la tristesse induite par l’incertitude que nous avons que les endroits où nos yeux se poseront, nul n’est tenu que nous y reviendrons ensemble.

One way only.

Au petit matin, devant notre fenêtre, le lever du soleil se donne en spectacle; les rayons rosés viennent à frapper les fenêtres flamboyantes de le Trump tower qui se dresse devant nous, seule, un peu marginale, mais à l’infrastructure notoire.

Ironiquement, je trouvais qu’elle était un peu à l’image de sa campagne électorale.

À la recherche d’un petit déjeuner, je déambule dans les corridors de l’hôtel, les bruits de machines à sous retentissent déjà de partout.

Il est 5h30 du matin.

Circus Circus. Life is a game. Let’s play.

Tout est dit.

Nous sommes allés récupérer El Burro (le mulet).

C’est le joli nom de notre nouvelle monture.

Le désert me fascine.

C’est un espace mystifiant ou tout semble figé dans le temps.

L’immobilité des nuages, les ombres profondes, les dunes de sable créées par le mouvement du vent.

Ces objets inanimés qui traversent le temps, et nous propulsent dans une toute autre époque. Comme si rien n’a changé.

Une fois en place, maison, voiture, chantier sont bénis à rester dans le même état à perpétuité.

Un retour vers le futur.

Une série de boîtes aux lettres qui indiquent que des âmes vivent bel et bien au milieu de nul part, dans ce climat aride, ces tourbillons de sable, ces immeubles démodés, ces nuages qui ne bougent toujours pas.

Puis tout au loin, il nous apparaît ce signe inlassable qui nous indique ce que nous sommes venus chercher.

Une collection d’innombrables courbes.

Le premier pas de danse est lancé. Sous le resplendissant soleil Californien.

Il va sans dire que si Martin avait eu des éperons, El Burro en aurait bien mérité quelques coups…

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Paul

Bonjour Vous Deux,
Je constate que vous passer par Joshua Tree ? J’espère que vous vous habituez à votre “grosse voiture”. Ah…le désert, c’est l’fun quand on voit au loin ! Bonne route, Paul

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